La mutuelle en questions
Optique, dentaire, hospitalisation, remboursements, délais de carence, résiliation. Cette page rassemble les questions réellement posées sur la complémentaire santé TNS.
Données et règles susceptibles d'évoluer, la mise à jour de la source fait foi.
Optique
Dentaire
Hospitalisation
Non, l'Assurance maladie ne rembourse jamais la chambre particulière. Ce confort relève d'un choix personnel. Seule votre mutuelle santé TNS peut en prendre en charge tout ou partie selon le niveau de garantie de votre contrat.
En moyenne, le tarif est d'environ 60 € par nuit, mais il varie selon le type d'établissement. Dans le public, les tarifs tournent autour de 50 à 80 €, tandis que dans le privé, ils peuvent grimper jusqu'à 300 € ou plus selon le niveau de confort et les services proposés.
Vérifiez le montant par jour indiqué dans votre tableau de garanties. Moins de 50 €/jour : contrat de base. Entre 50 et 80 €/jour : contrat moyen de gamme. Plus de 80 €/jour : haut de gamme. Certains contrats expriment ce remboursement en % du PMSS, ce qui correspond à un montant évolutif chaque année.
La facturation ne peut pas être exigée si l'hôpital vous y place pour des raisons d'organisation interne ou en cas d'isolement médical prescrit ou encore en unité de soins intensifs, de réanimation ou de surveillance continue.
Outre le montant de remboursement, lisez les petites lignes ! Certaines formules limitent la durée de prise en charge en psychiatrie, rééducation ou maternité. D'autres excluent la chambre ambulatoire ou les frais annexes (TV, Wi-Fi). Un courtier peut vous aider à décrypter ces détails et trouver la couverture adaptée.
C'est la participation financière du patient aux frais d'hébergement à l'hôpital (lit, repas, chauffage, etc.). Le montant est de 23 euros dans tous les hôpitaux de France (17 euros en psychiatrie)
Le patient directement, sauf cas d'exonération prévue par la loi ou sauf s'il a souscrit un contrat responsable.
Oui, car la prise en charge à 100 % concerne les soins, pas l'hébergement.
Dans le cadre d'un contrat responsable, oui, sans limitation de durée. Si le contrat est non-responsable, il faut vérifier ce point.
Oui, quelle que soit l'heure de sortie, dès lors que l'hospitalisation dépasse 24 heures.
Non, il ne s'applique qu'en hospitalisation complète ou en hébergement complet.
Non, ce sont deux garanties distinctes. Le forfait maternité est une somme forfaitaire versée à l'occasion de la naissance. La chambre particulière et les dépassements d'honoraires relèvent de la prise en charge de la maternité au titre du poste hospitalisation. Les deux se cumulent et doivent être lues séparément pour évaluer sa couverture réelle.
Soins courants
Le petit appareillage regroupe les dispositifs courants et de coût modéré (semelles, attelles, bas de contention, ceintures lombaires), généralement remboursés à 60 % de la base par la Sécurité sociale. Le grand appareillage désigne les dispositifs lourds et coûteux (prothèses, fauteuils roulants, orthèses lourdes), souvent pris en charge à 100 % de la base. Cette distinction structure la façon dont votre complémentaire exprime sa garantie.
Pharmacie
Audiologie
Médecines douces
Non, sauf exceptions très limitées. L'ostéopathie, la sophrologie, la naturopathie ou l'acupuncture pratiquée hors cadre médical ne sont pas prises en charge par l'Assurance maladie. Seule votre complémentaire santé peut intervenir, au premier euro, sous forme d'un forfait en euros propre à chaque contrat.
Le répertoire ADELI a été fermé en octobre 2024 et remplacé par le RPPS, identifiant national unique. Une mention contractuelle exigeant un numéro ADELI doit donc se lire comme renvoyant au RPPS qui lui a succédé. Un praticien régulièrement enregistré dispose aujourd'hui d'un numéro RPPS, vérifiable sur l'annuaire santé public par son nom.
Les deux sont possibles et peuvent se cumuler. Mon soutien psy, dispositif public, prend en charge douze séances par an chez un psychologue conventionné à 50 € la séance. En parallèle, de nombreux forfaits médecines douces incluent aussi le psychologue.
Remboursement
Depuis le 1er janvier 2026, les perruques médicales sont classées en quatre catégories, avec une base de remboursement de 350 € pour toutes. Les classes 1 et 2 bénéficient d'un reste à charge nul dans le cadre du 100 % Santé, assurance maladie et complémentaire responsable confondues. Pour les classes 3 et 4, dont le prix peut atteindre 1 000 € ou davantage, un reste à charge demeure, que votre complémentaire peut réduire, notamment via un forfait ciblé.
Oui. La prise en charge d'un dispositif médical inscrit à la LPP suppose une prescription médicale. Pour certains équipements, comme la prothèse capillaire, l'achat doit en outre être réalisé auprès d'un distributeur agréé par l'Assurance maladie. Sans prescription ou hors circuit agréé, ni la Sécurité sociale ni, en principe, la complémentaire n'interviennent.
Depuis le 1er décembre 2025, l'Assurance maladie prend en charge à 100 % l'achat et la location des fauteuils roulants inscrits à la LPP, sans reste à charge, quel que soit le modèle (manuel, électrique, sur mesure, sportif ou remis en bon état d'usage). Une prescription par un professionnel compétent reste nécessaire et le renouvellement est encadré dans le temps. Sur ce dispositif, la complémentaire n'a plus à intervenir.
Le dispositif, en vigueur à la rentrée 2026, est réservé aux personnes de moins de 26 ans (sans condition de ressources) et aux bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire (C2S). Il couvre les coupes et culottes menstruelles réutilisables inscrites sur la liste officielle, à hauteur de 60 % par la Sécurité sociale et 40 % par la complémentaire responsable, dans la limite de deux produits par an décomptés de date à date.
En principe, non : un véritable forfait se déclenche sur la seule présentation d'un certificat ou d'un acte de naissance, sans justificatif de dépense. Attention toutefois, certains contrats prévoient sous une appellation voisine un remboursement de frais sur justificatifs, qui suppose d'avancer puis de justifier des dépenses. Il faut vérifier la nature exacte de la garantie avant de souscrire.
Pas toujours. Certains contrats versent le forfait du seul fait de la naissance, d'autres subordonnent le versement à l'affiliation de l'enfant au contrat en qualité d'ayant droit. Si cette condition existe, le forfait reste suspendu tant que la démarche d'affiliation n'a pas été accomplie. Il convient de la vérifier et, le cas échéant, de rattacher l'enfant rapidement.
Non. Le forfait naissance est une somme liée à l'événement, versée par votre complémentaire santé. Le revenu pendant le congé maternité relève, pour une indépendante, de l'Assurance maladie (allocation forfaitaire de repos maternel et indemnités journalières forfaitaires) et, un éventuel complément, de la prévoyance en cas de grossesse pathologique. Les deux logiques sont distinctes et se cumulent.
Oui. Le forfait de votre complémentaire est une prestation de votre contrat privé, distincte de la prime à la naissance de la branche famille (PAJE), versée sous conditions de ressources. L'un ne s'impute pas sur l'autre : ils sont cumulables.
Base de remboursement
Parce que le pourcentage s'applique à la base de remboursement de la Sécurité sociale, souvent très inférieure au prix réel du dispositif sur ce poste. Un équipement vendu 600 € mais inscrit à la LPP pour une base de 100 € ne sera couvert qu'à hauteur de 300 € avec un « 300 % BR », laissant 300 € à votre charge. D'où l'importance d'un forfait en euros complémentaire.
La base figure dans la Liste des Produits et Prestations (LPP) consultable sur ameli.fr, qui se recherche par code, désignation ou chapitre. Chaque dispositif y est associé à un code LPP et à un tarif de responsabilité servant de base au remboursement. Votre fournisseur ou pharmacien peut également vous communiquer ce code avant l'achat.
Cela signifie que la complémentaire rembourse sans qu'aucune base de la Sécurité sociale ne soit intervenue au préalable. Il n'y a ni base de remboursement, ni ticket modérateur à compléter : le contrat fixe librement le montant pris en charge, et c'est ce montant seul qui détermine votre remboursement.
Le pourcentage s'applique à la base de remboursement de la Sécurité sociale (le tarif de convention), et non au prix payé. Un remboursement « 200 % » signifie deux fois le tarif de convention, parts Sécurité sociale et complémentaire confondues. Ce n'est donc pas 200 % de ce que vous a facturé le médecin.
Ticket modérateur
Dépassements d'honoraires
Consultez l'annuaire santé de l'Assurance maladie (annuairesante.ameli.fr) ou votre compte ameli : la fiche de chaque praticien indique son secteur de conventionnement et son adhésion ou non à l'OPTAM. Vous pouvez aussi le demander directement au cabinet lors de la prise de rendez-vous.
Non, mais le résultat est proche pour vous. Un médecin de secteur 1 applique le tarif de convention sans dépassement : la question OPTAM ne le concerne pas. Un médecin OPTAM est un médecin de secteur 2 qui s'est engagé à modérer ses dépassements. Dans un tableau de garanties, la consultation d'un médecin de secteur 1 relève généralement de la colonne la plus favorable, au même titre qu'un médecin OPTAM.
Oui. L'OPTAM n'est pas une suppression des dépassements, mais un engagement de modération sous un plafond contrôlé chaque année par la CPAM. Un médecin OPTAM peut donc pratiquer des dépassements, mais ceux-ci sont à la fois plus encadrés et mieux remboursés par votre complémentaire.
Parce que la réglementation du contrat responsable, que respecte la quasi-totalité des contrats, plafonne à 200 % du tarif de convention le remboursement des dépassements d'un médecin non-OPTAM, et impose un écart d'au moins 20 points en faveur des médecins OPTAM. Même un contrat haut de gamme ne peut légalement dépasser ce plafond pour un praticien non adhérent.
Non. Les médecins de secteur 2 ne peuvent pas pratiquer de dépassement d'honoraires envers les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire (C2S): ils doivent appliquer le tarif opposable, et le ticket modérateur est pris en charge. Sous réserve du respect du parcours de soins, vous ne déboursez alors rien.
Forfaits et plafonds
Un forfait global est une enveloppe annuelle en euros valable pour l'ensemble du poste appareillage : tous vos équipements de l'année s'y imputent. Un forfait ciblé est réservé à une prestation précise (par exemple la prothèse capillaire) et ne se partage pas avec les autres équipements. Le forfait ciblé offre une meilleure protection sur le besoin qu'il couvre.
Cela dépend du contrat. Certains doublent le forfait en cas de naissance multiple, d'autres le multiplient par le nombre exact d'enfants nés. Pour des jumeaux, les deux aboutissent au même résultat ; pour des triplés, le premier verse deux forfaits et le second trois. Il faut donc lire précisément si le contrat double ou multiplie.
Parce que certains contrats assortissent l'enveloppe annuelle d'un sous-plafond par séance, figurant souvent en renvoi ou en note de bas de tableau. Dans ce cas, malgré une enveloppe affichée de 150 € par an, chaque séance reste bridée à 25 €. C'est la configuration la plus trompeuse du poste : il faut lire les petits caractères.
C'est une enveloppe unique couvrant à la fois les médecines douces et certains actes de prévention (vaccins non remboursés, dépistages, sevrage tabagique). Ce qui est consommé d'un côté n'est plus disponible de l'autre. Ce partage n'étant pas toujours clairement exposé, il faut parfois rapprocher plusieurs lignes du tableau pour le repérer.
Parcours de soins
Cotisation
Environ 70 à 75 % pour un contrat responsable standard. Le reste se partage entre la taxe de solidarité additionnelle (13,27 % de la cotisation en 2026) et les chargements du contrat (portage du risque, gestion, conseil et commercialisation), qui représentent globalement 10 à 25 % du montant hors taxes.
C'est la fraction de votre cotisation nette de taxes et de frais, seule disponible pour être reversée sous forme de prestations. C'est aussi la base sur laquelle l'assureur mesure chaque année l'équilibre technique du contrat, via le ratio prestations sur cotisations.
Pas mécaniquement. Si vous contactez l'assureur en direct, il s'attribue de toute façon des frais de commercialisation, au lieu de les rétrocéder au courtier. Éluder l'intermédiaire ne rend donc pas le contrat moins cher, mais vous prive du conseil et du suivi qu'apporte le courtier.
Si vous êtes travailleur non salarié imposé au réel, oui, dans le cadre du dispositif Madelin, sous conditions et dans une limite annuelle. Le micro-entrepreneur, dont le bénéfice est calculé forfaitairement, n'y a en revanche pas droit.
Non. La déduction Madelin est réservée aux travailleurs non salariés relevant d'un régime réel d'imposition. Le micro-entrepreneur, dont le bénéfice est calculé forfaitairement par abattement, ne peut déduire aucune charge réelle, cotisations de complémentaire santé comprises. Il souscrit les mêmes contrats, mais à coût fiscal plein.
Tarification
Le plus souvent parce que le ratio prestations sur cotisations du portefeuille s'est dégradé, mais aussi sous l'effet des hausses de taxes, des transferts de charges du régime obligatoire, et, dans un contrat segmenté en âge atteint, de votre avancée en âge. Votre consommation personnelle, elle, ne pèse presque jamais directement en santé individuelle.
C'est le ratio prestations sur cotisations, qui compare les remboursements versés aux cotisations nettes encaissées. Supérieur à 100 %, le contrat est déficitaire ; inférieur, il est bénéficiaire. C'est l'indicateur clé du pilotage technique d'un contrat et le principal déclencheur des évolutions tarifaires.
Trois mécanismes se cumulent : les transferts de charges du régime obligatoire vers les complémentaires décidés par les pouvoirs publics, l'équilibre technique du contrat (la sinistralité du portefeuille et la dérive naturelle des dépenses de santé), et les nouvelles obligations réglementaires qui élargissent le panier des contrats responsables. Une cotisation santé est une trajectoire, pas un prix figé : d'où l'intérêt d'un bilan périodique.
Délai de carence
Presque jamais. Les délais d'attente sont interdits sur toutes les garanties relevant du contrat responsable et du 100 % santé. Ils ne subsistent, rarement, que sur certaines prestations de confort comme le forfait naissance ou la chambre particulière. Un point à vérifier dans les conditions générales, sans en faire un critère central.
Parfois oui, de neuf à dix mois après la souscription. Souscrire ou changer de contrat une fois la grossesse déjà avancée peut donc priver du forfait pour cette naissance. C'est un point à vérifier en amont, idéalement avant même le projet de grossesse.
Résiliation
Oui. Passé un an d'ancienneté sur votre contrat, la résiliation infra-annuelle vous permet de résilier à tout moment, sans frais ni motif, moyennant un préavis de 30 jours. Le nouvel organisme se charge des formalités et la continuité de couverture est assurée. Le marché de la santé est fluide, contrairement à celui de la prévoyance où la sélection médicale rend les changements plus délicats.
Niveaux de garantie
Cela peut être une bonne opération, car l'employeur finance au moins la moitié de la cotisation du régime du salarié (et parfois de l'ayant droit, même si cela reste relativement rare). Trois vérifications s'imposent : la définition des ayants droit du contrat (le concubin n'est pas toujours admis), le caractère facultatif ou obligatoire de l'extension familiale et son tarif, et le niveau réel des garanties, que l'on subit sans le choisir. Un renfort individuel peut compléter un régime d'entreprise trop juste.
Le contrat responsable respecte un cahier des charges réglementaire (ticket modérateur, 100 % santé, plafonds sur les dépassements non-OPTAM) en échange d'une fiscalité allégée. La surcomplémentaire non responsable s'en affranchit, moyennant une taxe plus lourde, pour renforcer ce que le responsable ne peut pas couvrir, typiquement les honoraires des médecins non-OPTAM.
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